Aujourd'hui, j'ai réussi à comprendre comment marché la vie.
La vie est comme un ivrogne. Elle ne va pas toujours droit, elle se complique la tâche. Nous avons tous cette affreuse tendance à oublier, à laisser passer, aux non-dits. Comme un ivrogne boit pour oublier. Pourtant il se souvient, il ravale ses peurs, préfère injurier ou lancer quelques obscénités. L'ivrogne titube quand nous faisons des faux pas, nos erreurs. Un pas trop à gauche, un autre trop à droite. Ainsi va la vie, une erreur ici une erreur là. Le pas et plus ou moins prononcé, plus ou moins important. On a le choix, de mettre son pied ici ou 2cm de plus par là, de le trainer mollement, de buter dans un caillou. Est-ce que le destin l'avait prévu, que je trainerais des pieds, comme ça pour m'amuser ? Vous voulez mon avis, le destin n'existe pas. Le destin n'est qu'un affreux monstre que les hommes créaient. Un affreux monstre a qui ils attribuent toutes leurs erreurs et faux pas. C'est le destin. C'est la fatalité, on y peut rien c'est comme ça. Alors pourquoi on se lève le matin ? Autant attendre que le destin nous botte le cul pour nous faire sortir de sous la couette !_____Revenons à mon ivrogne. Parfois, il veut tellement oublier, qu'il en oubli de regarder ses pieds. Patatra. Un caillou dans lequel il aurait du frapper. Il chute, se fait plus ou moins mal, s'en sort avec une bosse sur la tête et les idées qui débloquent. Court-circuit général. La vérité fait mal. Parfois un ami –ou une amie- veut vous aider, essaye, y parvient ou échoue. Mais il arrive que cette ami(e) soit aussi une grande ivrogne. Un peu trop perdu, alors les ivrognes continues un bout de chemin ensemble, clopin clopant. Titubant à deux, relevant, emmenant l'autre dans ses chutes. Les ivrognes, quelle bande de clowns._____Moi aussi, je trouve que ce que je raconte c'est n'importe quoi, je ne sais pas trop d'où c'est sortit, c'est en allant au self que j'ai trouvé cette idée ; Revenant d'un après midi avec Alice plutôt cafouilleux et drôle. Parfois on se dit que malgré les pas de bourrés, les détours et les pertes de temps. On avance quand même. A son rythme, lentement ou rapidement. Mais on avance. Même si des fois les pentes se font raides et interminable. Même si des fois, on ne trouve pas la sortie. On peut râler, ça ne sert pas à grand-chose. Le mieux étant encore de demander son chemin._____Mais dans quelques circonstances, l'ivrogne est seul. L'ivrogne chute, l'ivrogne tombe mal, l'ivrogne meurt. S'en est fini. Ma bouteille est vide, ils ne sont plus là. Venez la remplir sans quoi je n'ai plus la capacité d'oublier, je n'ai plus la capacité de vivre.
Sale drogue de merde.
Je sais que tu es là, mais je ne sais plus où je suis.